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Incidences sur
la vie économique, sociale et culturelle :
un équilibre précaire à préserver
Un certain nombre d’activités
locales ainsi que les conditions de vie de la population sont
incompatibles avec des développements industriels dangereux,
polluants, mal connus et mal maîtrisés.
L’énumération qui suit n’est
pas exhaustive, mais elle est une des explications de l’ampleur du
mouvement que fédère l’association
Protection de la Côte Chalonnaise.
Les activités et ressources
de la terre
La viticulture : les
vins de Givry sont importés dans plus de 20 pays. Une implantation
d’usine à risque de pollution serait un préjudice irréparable pour
l’image de ces vignobles, car chacun sait que la vigne et le raisin
sont sensibles aux agressions chimiques et biochimiques. Il
suffit d’évoquer les coteaux de Tricastin : durement atteints par
l’implantation nucléaire et peut-être en voie de disparition.
Récemment sur un marché du vin à New-York, des personnes
s’enquéraient de ce qui se passe à Givry avec PRAXYVAL : les
nouvelles vont vite maintenant !
L’agriculture : il reste
quelques agriculteurs sur notre territoire. Certains ont obtenu des
contrats avec de grands groupes agroalimentaires sur la base d’une
agriculture raisonnée. L’introduction d’une activité polluante à
proximité de leurs champs annulera ces contrats, ce qui leur causera
un préjudice financier, mais entraînera aussi un préjudice général pour le
développement d’une agriculture saine au détriment de toute la population.
La forêt, le site Natura,
les sites classés comme "Fontaine Bout" sont des lieux
privilégiés de préservation de la nature, indispensables à la vie des
hommes. Il ne s’agit pas seulement de s’y promener, mais bien de
conserver une diversité de la faune et de la flore, sur lesquelles nous sommes
incapables de mesurer les effets pervers à terme pour nos propres
existences. Sans oublier le rôle spécifique de la forêt dans la
captation du carbone du CO2 de l’atmosphère.
Les activités
socio-économiques et culturelles du territoire
Il existe à Dracy un Pôle Santé
qui s’est développé et continue à se développer, compte
tenu de la qualité de l’environnement. Il est inimaginable qu'une activité
polluante puisse s'exercer non loin d'installations médicales et
paramédicales. Une
telle éventualité empêcherait toute nouvelle implantation et à terme
ferait migrer les autres à terme. A titre de comparaison, a-t-on
jamais vu s’implanter un sanatorium dans une zone industrielle !
Le tourisme vert est une
des spécificités et un potentiel pour notre territoire. La randonnée
à pied, à vélo ou à cheval ne peut se pratiquer que dans un
environnement sain. A notre connaissance, la Voie Verte n’a pas été
réalisée pour desservir une zone industrielle.
De même, la proximité d’usines
polluantes, de réseaux autoroutiers, de blocs énormes de béton ne
constitue pas des facteurs favorables pour attirer les touristes et les
inciter à visiter un patrimoine architectural historique
sensible, ni pour entraîner les pêcheurs aux bords de l’Orbize,
ni pour rendre attractive la chasse dans les bosquets, les bois et les
forêts du territoire. Connaît-on des festivals, des expositions, des cycles
de conférences organisés dans des territoires pollués ?
Le respect de la vie, de la
santé et de la volonté des habitants
Les villages et les petites
villes périphériques de la Côte Chalonnaise représentent
une population de plus de 10 000 habitants, avec des enfants
scolarisés, des retraités du troisième et du quatrième âge, des
commerces multiples. Tous sont présents, soit par tradition
familiale soit par choix d’un espace réputé pour sa quiétude, sa
qualité de vie, son équilibre entre la proximité d’une ville
importante et celle d'une nature préservée. Les bouleversements
apportés par des activités telles que le traitement
de produits industriels et ménagers dangereux ou des infrastructures
routières lourdes, ne peuvent pas se faire contre la volonté des
citoyens. Passer outre la quasi-unanimité des populations conduit
inévitablement à plus de stress, à des rancœurs rentrées, à des
débordements incontrôlables, à un mal-vivre préjudiciable à une vie
et à un avenir paisibles.
Pour toutes ces conséquences
sociales, économiques, culturelles, l’association
Protection de la
Côte Chalonnaise aide les citoyens à s’organiser pour que les
implantations industrielles, les infrastructures routières, les
grands bâtiments - certes nécessaires à la vie collective - ne viennent
pas détruire des avantages hérités du passé et de la nature. Gagner
d’un côté tout en perdant de l’autre ne saurait être la bonne voie. Il faut
concilier le respect du passé et de la nature et des traditions avec les promesses de
l’avenir. La perspective et la volonté de l’association est de
participer à la construction de développements « gagnants-gagnants ». |